6.3.14

Comment le kitch s'est-il emparé du monde?

Hebergeur d'image

"Je pousse la porte de la cabane. En Russie, le formica triomphe. Soixante-dix ans de matérialisme historique ont anéantie tout sens esthétique chez le Russe. D’où vient le mauvais goût ? Pourquoi y a-t-il du lino plutôt que rien ? Comment le kitch s’est-il emparé du monde ? La ruée des peuples vers le laid fut le principal phénomène de la mondialisation. Pour s’en convaincre il suffit de circuler dans une ville chinoise, d’observer les nouveaux codes de décoration de la Poste française ou la tenue des touristes. Le mauvais goût est le dénominateur commun de l’humanité. Pendant deux jours, aidé d’Arnaud, j’arrache le linoléum, les toiles cirées, les bâches de polyester et les papiers plastique qui recouvrent les murs. Au pied-de-biche, nous défonçons les coffrages de carton. Ce déshabillage met à nu les rondins perlés de résine et un parquet jaune pâle, de la couleur de la chambre de Van Gogh à Arles. Volodia nous regarde, consterné. Il ne voit pas que le bois nu, ambré est plus beau à l’œil que la toile cirée. Il m’écoute le lui expliquer. Je suis le bourgeois défendant la supériorité du parquet sur le lino. L’esthétisme est une déviance réactionnaire".
Sylvain Tesson // Dans les forêts de Sibérie

19.10.13

3.7.13

"Le duel affine les moeurs comme la poésie le style"



LE DUEL AFFINE LES MOEURS COMME LA POESIE LE STYLE  *  ERNST JUNGER

* Duels refine customs like poetry refine the style

6.6.13

Américaines et Européennes



Je me promenais l’autre année, sur l’Acropole, avec un jeune savant américain qui a longtemps séjourné en Europe.  Il s’appelle James, je m’appelle Pierre.

PIERRE. – Regarde cette jeune femme de chez vous qui marche entre les colonnes du Parthénon.  C’est une sœur qui rejoint ses sœurs.
JAMES. – Si ces colonnes sont ses sœurs, je voudrais bien qu’elle en tire une leçon.
PIERRE. – Quelle leçon ? Elle se tient aussi droite qu’elles. Ses bras, ses jambes sont aussi ronds et ses épaules font une ligne transverse aussi noble qu’un chapiteau dorien.
JAMES. – Mais elle est mal habillée.
PIERRE.- Peu importe. Il est vrai qu’elle a acheté à Paris une robe moins jolie que celle qu’aurait choisie une Parisienne ; mais si cette robe tombait, on verrait un corps anobli par l’exercice.
JAMES. – Mais voyez quel regard docile et stupide ma jeune compatriote jette sur ces colonnes que vous appelez ses sœurs.
PIERRE. - En effet, la seule laideur que je lui trouve c’est cette moue d’application tandis qu’elle essaye de révérer quelque chose qui lui est étranger. Elle n’a pas besoin de comprendre le Parthénon si elle en ressuscite la beauté. S’il y a quelque chose au monde qui ressemble à une colonne du Parthénon, dans sa force et sa grâce, c’est une jeune Américaine.
JAMES. – Cette ressemblance n’est qu’une apparence. Allez lui parler et vous déchanterez. Comment pouvez-vous la louer avec tant d’imprudence. Vous avez pourtant connu beaucoup d’Américaines.
PIERRE. – Si je lui parlais, je ne me laisserais pas décourager par les sottises qu’elle pourrait me répondre.
JAMES. – Pourtant elle sera comme toutes les autres : vous ne trouverez aucun équilibre entre son esprit et son cœur comme chez vos Européennes. Aussi vous ne pourrez plus la comparer à une colonne.
PIERRE. – Croyez-vous que les jeunes filles qui défilaient autour de ces portiques, lors des Panathénées, il y a vingt-quatre siècles, étaient aussi bien équilibrées qu’on le croit. En elles se disputaient la vertu de Minerve et les parfums de l’Asie. Je ne m’effraie point que cette étudiante de Harvard se partage entre le raffinement sceptique de Paris et la crédulité encore brute de vos gratte-ciel.
JAMES. – Voilà des idées bien conventionnelles sur les Américains… et sur les Européens. Je ne crois pas du tout qu’entre vous et nous, vous soyez les sceptiques et nous les crédules. Au risque de vous étonner, je croirais tout le contraire. Du moins, s’il s’agit de l’amour. Vous croyez encore à l’amour, et il règne encore l’amour en Europe parce que malgré votre fâcheuse envie vous ne nous imitez pas tout à fait dans notre folie de vitesse : vous allez encore assez lentement pour songer à l’amour. Mais nous, nous sommes tous pris dans la ronde éperdue de l’argent : les hommes ne s’occupent qu’à la gagner, les femmes à le dépenser.
PIERRE. – Croyez-vous que ce n’est que pour dépenser de l’argent que les Américaines viennent en Europe ?
JAMES. – C’est en vain qu’elles courent après l’amour, fantôme européen, de Londres à Venise. Elles ne le connaissent pas, ce n’est point par innocence, mais par dessèchement. Elles sont égoïstes, mais ce sont des égoïstes qui n’ont pas appris à jouir de la vie.
PIERRE. – Mais vous, les hommes ?
JAMES. – La plupart d’entre nous sont condamnés aux travaux forcés. Ceux qui comme moi ont songé aux loisirs sont au sortir de notre enfer de travail aussi désemparés que les femmes.
PIERRE. – Mais un jour la bonne fatigue débarquera en Amérique, annonciatrice de la sainte paresse. Alors vous vous arrêterez de besogner comme des esclaves aveugles et vous regarderez vos femmes. Sous vos regards, leur sécheresse tombera comme une écorce.
JAMES. – En attendant ces jours encore lointains, je suis amoureux des Européennes. Je vous avouerai que je ne les distingue pas très subtilement les unes des autres et qu’il m’est arrivé de recevoir des impressions presque semblables à Rome et à Berlin, à Prague et à Paris. S’ils voyaient comme les beautés de leurs pays voisins se confondent dans le cœur d’un pèlerin d’Amérique, les Européens laisseraient peut-être tomber un peu leurs hostilités intestines. Pour moi, chaque fois que je rentre d’un voyage d’Europe dans ma belle université de Californie, je ne me rappelle qu’une chose, c’est que toutes les Européennes savent s’abandonner à l’amour.
PIERRE. – Bravo, James. Mais regardez donc mon Américaine là-bas entre les colonnes, elle a été rejointe par un jeune Grec que je connais bien et qui m’a l’air de lui faire la cour. Regardez-les. Les voilà qui s’en vont ensemble.
JAMES. – Cela fait un beau couple.
PIERRE. – Pour sauter en bas des degrés du Parthénon, elle a bien sauté. Quelle souplesse. Elle s’est confiée avec plaisir à la main qu’il lui tendait.
JAMES. – Presque comme une Européenne.
PIERRE. – Ils vont se faire leurs confidences du côté de l’Érechtéion.
JAMES. – Je lui souhaite de recevoir d’un Européen la même leçon que m’ont accordée quelques Européennes.
PIERRE. – Mais oui. Rien ne se suffit à soi-même.
JAMES. – Les continents ont besoin les uns des autres.
PIERRE. – A vous, les Européennes.
JAMES. – A vous, les Américaines.
PIERRE. – Il y a aussi les Russes ?
JAMES. – Nous en parlerons demain en roulant vers Delphes. Et si vous avez vanté une jeune Américaine, parmi les colonnes du Parthénon, je louerai ces Slaves longues et blanches qui donnent à Paris ces plus beaux mannequins et font si bien valoir les collections de vos couturiers.

Pierre Drieu La Rochelle – non daté

17.5.13

Les forêts précèdent les peuples - Chateaubriand






photos extraite du clip Matta // Release the Freq

* Forests precede peoples - Chateaubriand

19.4.13

Nos couleurs


*Our colours

11.4.13

Rejoins le Club !

*Join the Club !

25.2.13

Getting out of virtual


Dear friends,

Thank you for all the support/impatience/distress e-mails you sent to the Club these last months because our blog wasn’t updated. So I would like as an answer to share some personal reflections.
The actual reason why this website has been asleep for almost three months is that I am just coming back from a trip into the centre of the Old Continent, and it was an opportunity to get free from this mental prison called Internet.
By the way, during this vacancy, I had the chance to spend few days in Wien the majestic, and beyond my amazement for this city, I noticed one thing there. When the night starts to fall, it is stunning to see such crowds of well-dressed people walking to opera, theatre or concerts. I really saw a developed culture of “arts on stage”.
Yet, we believe that in these times of all digital (which you can’t touch…) and all virtual, it is a revolutionary act to go out and attend to some live performance. Live is life! Virtual progress abolishes time and space? Let’s reinstate time and space! Instead of zapping 8600 mp3 on i-tunes, let’s take some time to go and see. Communion rather than consumption! A ritual works only if you take part in it, magical versus virtual.

So, dear friends, no the Lutetia Dandy Club isn’t dead, and we exhort you to live in the real world! Though too constant updates could imply an addiction to virtual, we will go on posting here but following a chaotic schedule as usual!

Torlak // LDC webmaster
* En français ici

24.2.13

Humeur noire


* Black mood

23.2.13

Sortir du virtuel



Chers amis,

Je vous remercie des différents e-courriers de soutien, d’impatience voire de désespoir que vous avez adressé au Club ces derniers mois pour motif de non mise à jour de ce journal, et je voudrais en guise de réponse vous faire part d’une réflexion personnelle.
La raison première pour laquelle notre site est en sommeil depuis presque trois mois est simple, votre serviteur revient d’un périple au centre du Vieux Continent, et ce voyage fût une occasion inestimée de me libérer de la prison mentale que constitue l’Internet.

Durant cette absence j’ai eu l’occasion de passer quelques jours à Vienne la majestueuse, et au-delà de mon émerveillement ainsi que des impressions que m’ont faite cette Citée, j’ai été marqué par une chose. A la tombée du soir, vous remarquez là-bas des attroupements d’hommes et de femmes soigneusement habillés qui convergent en masse vers les salles de concert, de théâtre et d’opéra. J’ai vu là-bas une culture de la scène et du divertissement artistique bien plus développée qu’à Paris.
Or, Nous pensons et j’ai toujours pensé qu’à l’époque du numérique, du digital (que l’on ne peut pas toucher d’ailleurs…), du virtuel, sortir de chez sois pour assister à un «Live », à du vivant en somme, est un acte révolutionnaire. Le virtuel permet d’abolir l’espace et le temps ? Réinstaurons l’espace et le temps ! Parce que plutôt que de zapper entre ses 8600 MP3, prendre le temps de se déplacer, prendre le temps de voir et d’écouter est le seul moyen de « communier » avec un artiste plutôt que de le « consommer ».
Un rituel n’a de valeur que si l’on y prend part, écran ou présence réelle, il faut choisir.

Alors chers amis, non le Lutetia Dandy Club n’est pas mort, mais il vous exhorte à vivre dans le monde réel ! Une mise à jour trop soutenue de notre journal pouvant créer une dépendance au virtuel, nous continuerons les publications mais de manière rigoureusement chaotique ! Nous rappelons que les archives sont consultables, car c'est le même esprit qui demeure. Alors imprégnez-vous de cet esprit autant que vous voulez, mais ensuite agissez!

Torlak // webmestre LDC

*In english here

1.12.11

Le dandy n’est pas une poupée parée de vêtements étranges et précieux ...


DANDY, mot galvaudé. Mot à la MODE – ce qu’un dandy n’est JAMAIS. Tel ne fut pas toujours le cas : au début du XIXe siècle, dandy désignait un jeune homme assez vide, se distinguant peu ou mal du fashionable – hormis qu’il ajoutait à son obsession de l’apparence un mépris du savoir vivre. Stendhal dans De l’amour, publié en 1822 : les dandies sont « des espèces de jocrisses qui ne savent que bien mettre leur cravate et se battre avec élégance au Bois de Boulogne. » Chateaubriand, évoquant dans les Mémoires d’outre-tombe le fashionable en 1822 : « (Il) devait offrir au premier coup d’œil un homme malheureux et malade ; il devait avoir quelque chose de négligé dans sa personne, les ongles longs, la barbe non pas entière, non pas rasée, mais grandie un moment par surprise, par oubli, pendant les préoccupations du désespoir, mèche de cheveux au vent, regard profond, sublime, égaré et fatal ; lèvres contractées, en dédain de l’espèce humaine ; cœur ennuyé, byronien, noyé dans le dégoût et le mystère de l’être. » Balzac dans le Traité de la vie élégante, publié en 1830 : « Le dandysme est une hérésie de la vie élégante… En se faisant dandy, un homme devient un meuble de boudoir, un mannequin extrêmement ingénieux qui peut se poser sur un cheval ou sur un canapé, qui mord ou tète habilement le bout d’une canne ; mais un être pensant ?... jamais. »

C’est BARBEY d'AUREVILLY et BAUDELAIRE qui donneront au dandysme ses lettres de noblesse. Avec eux, le dandysme se nimbe de SPIRITUALISME. L’habit n’est plus une fin mais un moyen. On le charge de matérialiser l’invisible. Barbey écrit dans Du dandysme et de George Brummell, publié en 1845 : « Les esprits qui ne voient les choses que par leur plus petit côté, ont imaginé que le dandysme était surtout l’art de la mise (…) c’est cela aussi ; mais c’est bien davantage. Le dandysme est toute une manière d’être. » Baudelaire renchérit dans un chapitre du Peintre de la vie moderne, publié en 1863 : « Le dandysme n’est (…) pas, comme beaucoup paraissent le croire, un goût immodéré de la toilette et de l’élégance matérielle. Ces choses ne sont pour le parfait dandy qu’un SYMBOLE de la supériorité aristocratique de son ESPRIT. » La conception du dandysme fixée par Barbey et Baudelaire n’a plus cessé de prévaloir. La littérature qu’on a consacrée depuis au sujet est abondante mais on y chercherait en vain une théorie nouvelle.

Le dandy est un être à part. Selon sa personnalité, il cultivera l’invisibilité d’un Brummell ou l’excentricité d’un Wilde. Dans les deux cas – ou porter des vêtements dont la sophistication raffinée se dérobe aux yeux du profane ; ou attirer l’œil par des tenues excentriques -, l’objectif est le même : TENIR LE COMMUN A DISTANCE.

Dandy et dandysme : nos magazines – de mode et les autres – mettent ces mots à toutes les sauces. Leur sens importe peu. Ce qui compte, c’est le chic qui s’en dégage. Et l’on se croit chic à son tour en les utilisant. Parmi les perles du dandysme que je me suis amusé à collectionner, en voici deux – de culture... ou d'inculture. François Busnel, à propos de Régis Debray : « Il y a là une manière d’être au monde qui fait de Debray un authentique dandy : il stylise la vie, il joue avec le langage*. » Christophe Barbier, à propos du père de Nicolas Sarkozy : «aristocrate libertaire, flamboyant égoïste, séducteur impénitent tiré à quatre épingles, pli de pantalon et sourire impeccables, cambrure vigilante de danseur et pupille incandescente de dandy*. »

- Le port d’un accessoire ostensible et anachronique – la lavallière par exemple- ne suffit pas à faire d’un homme un dandy.

- Réduire le dandysme à un souci exagéré de la toilette, c’est revenir à la conception négative qu’on en avait au début du XIXe et faire comme si Barbey et Baudelaire n’avaient pas traité du sujet. Non, le dandy n’est pas une poupée parée de vêtements étranges et précieux. Le modeux est peut-être l’héritier du gommeux. Mais, à coup sûr, il n’est pas un dandy.

- Un dandy n’a que faire de la reconstitution historique. Il n’est pas un pasticheur et encore moins un parodiste. Il ne se costume ni ne se déguise : IL S'HABILLE. Quand Barbey commande en 1885 une redingote à la mode de 1830, c’est par fidélité à son style, adopté dès sa jeunesse. Mais ce nostalgique du XIIIe féodal ne sortit jamais en heaume et en cotte de mailles !

- Le dandysme est une manière d’être faite d’INDEPENDANCE, d’IRONIE, d’IMPASSIBILITE. Le dandysme, c’est l’unicité. Là où il n’y a pas une puissante personnalité, il ne peut y avoir de dandysme.

Peut-on encore être dandy ? La marée montante de la démocratie, qui envahit tout et qui nivelle tout, noie jour après jour ces derniers représentants de l’orgueil humain et verse des flots d’oubli sur les traces de ces prodigieux mirmidons , a écrit Baudelaire. Sauf à admettre – comme on voudrait nous le faire croire – que la démocratie libérale signe la fin de l’histoire, il est permis d’espérer que le dandysme n’est pas mort. Mais qui sont et où sont les « prodigieux mirmidons » miraculés du tsunami* ?

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* L'Express, n° 3064.
* Sur le sujet, on peut aussi se reporter à ce billet.

11.11.11

Armistice 1918 // 1940 Sacrifice

25.3.11

We don't want happiness

14.3.11

Smoke is good for you



" IL N' EST RIEN D' EGAL AU TABAC : C' EST LA PASSION DES HONNÊTES GENS, ET QUI VIT SANS TABAC N'EST PAS DIGNE DE VIVRE. "
MOLIÈRE

14.3.10

Le Feu Follet

6.3.10

La prière du para


Je m'adresse à vous, mon Dieu,
Car vous seul donnez ce qu'on ne peut obtenir de soi.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qu'il vous reste,
Donnez-moi ce qu'on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos, ni la tranquillité
Ni celle de l'âme, ni celle du corps,
Je ne vous demande pas la richesse
Ni le succès, ni peut-être même la santé.
Tout ça mon Dieu, on vous le demande tellement
Que vous ne devez plus en avoir.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qu'il vous reste,
Donnez-moi ce que l'on vous refuse.
Je veux l'insécurité et l'inquiétude,
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement,
Que je sois sûr de les avoir toujours,
Car je n'aurai pas toujours le courage
De vous les demander.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qu'il vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage
Et la force et la foi.
Car vous seul donnez
Ce qu'on ne peut obtenir que de soi.

Aspirant André Zirnheld, 27 avril 1938
Parachutiste de la France Libre,
Mort au Champ d'Honneur en 1942

17.2.10

22.1.10

Une culture à taille unique


"Nous sommes tous les témoins de l'homogénéisation de la culture et de son encouragement, et devenons une masse unique et internationale de consommateurs. Une culture à taille unique, que l'on peut acheter et consommer à travers le monde. (...) S'il y a bien une belle chose dans ce monde, c'est sa diversité ! De plus en plus, le monde semble manger la même chose, porter les mêmes choses, écouter et créer la même musique, avoir la même architecture, et on lui dit également qu'il devrait penser la même chose. "

T. Wakeford / SOL INVICTUS

1.11.09

Traité de la vie élégante

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